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Atelier de restitution NEGOS-RN

1er juin 2014

L’IPAR a participé le 5 mai à l’atelier de restitution des résultats de l’étude menée sur l’état des lieux du cadre juridique et institutionnel de la gestion des ressources naturelles et foncières au Sénégal.

Cette restitution intervient dans le cadre du Programme NEGOS, financé par l’Union Européenne, coordonné par le GRET dans 3 pays (Sénégal, Mali, Burkina Faso) et mis en oeuvre par l’IPAR et Enda-Graf.

L’IPAR est intervenue en début d’atelier afin d’introduire le sujet et rappeler la problématique, le cadre d’intervention, les objectifs et résultats attendus du Programmme NEGOS.
Ce programme vise en effet à expérimenter, produire et diffuser des démarches opérationnelles et validées d’appui à la gestion décentralisée et négociée des ressources naturelles et foncières dans les pays du Sahel au niveau communal avec l’appui des pouvoirs publics. Il s’appuie pour cela sur un partenariat entre les opérateurs engagés dans l’appui à la négociation GRN et des équipes de recherche.

A partir de processus opérationnels en cours, ce programme a pour objectif d’expérimenter et co-produire un cadre conceptuel et méthodologique, prenant en compte les enjeux socio-politiques, déjà validé par la pratique afin de le diffuser et mettre en débat, avec les opérateurs de terrain, les communes et les pouvoirs publics.
Lors de cet atelier, les résultats du travail engagé par Enda/Eve sur l’état des lieux du cadre juridique et institutionnel de la gestion des ressources naturelles et foncières au Sénégal ont été présentés par Abdou Diouf. Cette analyse s’est fondée sur une approche chronologique passant en revue les différents textes législatifs y afférents, ainsi que les programmes initiés par des acteurs publics, acteurs non étatiques et partenaires au développement.

Les débats ont largement porté sur l’inadéquation des textes par rapport aux pratiques réelles, leur manque de cohérence et de suivi. La nature du dispositif institutionnel, qui fait appel à une pluralité d’acteurs intervenant dans le domaine, mais sans véritable coordination ou concertation, a également été relevée par les participants. Cet atelier aura réuni au total une trentaine de participants, et notamment des représentants des collectivités locales impliquées dans les sites d’étude du programme, des professionnels de la décentralisation, des associations (Copronat, Fenagie-Pêche), des représentants de l’Etat (sous-préfet de Ndiodor), des services de l’Etat (direction de l’Elevage, direction des eaux et forêts, direction de la décentralisation), des représentants de l’Union des élus locaux, de l’Assemblée nationale, du Sénat, de la DAPS, d’IED, de l’ANCAR, ainsi que le directeur d’Enda Graf et le secrétaire exécutif de l’IPAR.