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Atelier de restitution de l’étude sur les relations entre recherche et Organisation de la société civile

2 juin 2014

Dans le cadre de sa mission de mise en débat, l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR) a organisé le vendredi 15 novembre 2013 au siège du CNCR, un « Atelier de restitution de l’étude sur les relations entre recherche et Organisation de la société civile ».

Cette étude a été menée dans quatre pays :le Bénin, le Cameroun, le Sénégal et le Ghana, sur financement du CRI et sous la coordination du Laboratoire Citoyenneté. Au Sénégal, l’étude a été conduite par l’IPAR auprès du CONGAD, du CNCR, de Enda GRAF Sahel, du forum civil et de OXFAM.

En introduisant l’atelier, M. Marius Dia, coordonnateur de la cellule d’appui technique du CNCR a rappeléles objectifs de l’atelier après avoir fait un bref rappel des différentes péripéties de la relation chercheurs- société civile. Dans son exposé M. Dia a insisté sur les relations conflictuelles qui régissent quelquefois les deux acteurs. Il a aussi insisté sur l’importance de cet atelier qui devra valider et compléter les résultats de l’étude pour contribuer à améliorer les relations OSC et chercheurs, en vue d’une meilleure influence des politiques publiques.

A l’entame de l’atelier les présentations des chercheurs de l’IPAR, qui ont conduit l’étude ont fait le point sur les constats, les analyses et les recommandations issues des études de cas réalisées auprès de 5 organisations de la société civile : CONGAD, CNCR, Enda-GRAF, Forum Civil et OXFAM.

Les auteurs du rapport, Cheikh Oumar BA, Ibrahima Kâ et Ndeye Coumba Diouf, de l’IPARpréconisent à l’endroit des chercheurs de mettre en place une bonne approche de dissémination des résultats de leur recherche, tout en les rendant « plus accessibles aux utilisateurs finaux ». L’IPAR invite également les chercheurs à adopter un langage plus accessible aux communautés.

A l’endroit des OSC l’étude de l’IPAR préconise de développer des programmes de recherche avec les chercheurs et en formulant les attentes en termes de recherche.

La présentation a mis l’accent sur la complexité de la collaboration entre OSC et Recherche. Celle-ci est marquée entre autres par une concurrence ou des incompréhensions, alors qu’il devrait y avoir une complémentarité entre ces deux acteurs qui poursuivent le même objectif qui est celui d’influencer les décideurs pour le bien-être des populations à la base. Les OSC sont les premières utilisatrices des résultats de recherche pour renforcer leurs argumentaires.

L’étude a également mis en exergue le fait que des OSC contournentquelques fois l’exigence de méthodes scientifiques rigoureuses. D’un autre coté, l’étude a également noté que quelquefois, les chercheurs sont jaloux de leur statut. Ce qui les enferme dans une « tour d’ivoire » qui témoigne de la confrontation de logique entre « l’académisme théorique » des chercheurs et « pragmatisme utilitariste » des décideurs ou des praticiens.

Les participants ont déploré le manque de structures de concertation entre OSC et chercheurs et souhaité une formalisation des relations, conformément aux recommandations de l’étude. La rencontre a été modérée par le Président de la FONGS, Monsieur Babacar Diop et a mobilisé une quarantaine de participants dont des membres du CRAFS, des organisations enquêtées (CNCR, OXFAM, ENDA-Graf Sahel…) et des institutions de recherche (ISRA, CRES) et des journalistes.