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Bonne gouvernance des régimes fonciers au Sénégal - Un réseau de journalistes voit le jour à Dakar

20 avril 2015

Le Sénégal vient de se doter d’une nouvelle sentinelle sur la gouvernance des régimes fonciers. Le réseau des journalistes sur la gouvernance foncière est né hier, mardi 14 avril, à Dakar à l’issu de deux jours de travaux qui ont réuni les professionnels des médias et de la communication, grâce au Cadre national de concertation des ruraux (Cncr), en collaboration avec ses partenaires (Ipar, Gret, Panos, Congad, Actionaid).

Le réseau s’est fixé pour mission d’informer et de sensibiliser sur les questions de gouvernance des régimes fonciers au Sénégal.

Un nouveau réseau de journalistes est né hier, mardi 14 avril, au Sénégal. Il s’agit du réseau des journalistes sur la gouvernance foncière (Rjgf)qui s’est fixé pour objectif d’informer et de sensibiliser sur les régimes de gouvernance foncière dans notre pays. « Depuis plusieurs années, la question foncière occupe une place importante au Sénégal dans les débats relatifs aux politiques publiques, tant en zones urbaines que rurales.

Pour faire face aux défis de la dégradation et raréfaction des ressources, d’un accès équitable à la terre pour tous, des besoins croissants de l’urbanisation et de la demande alimentaire, il est nécessaire de créer les conditions d’une bonne gouvernance du foncier », a laissé entendre El Hadj Thierno Cissé, assistant au coordinateur de la Cellule d’appui technique du Cncr.

Pour cette raison, il a été nécessaire d’améliorer la gouvernance à l’échelle des communes, des régions, et de l’Etat. C’est pour cela, que l’idée de créer un réseau des journalistes sur la gouvernance foncière est venue à son heure. Le réseau est composé de journalistes des médias traditionnels, en ligne et des médias communautaires. Dans le plan d’action adopté au cours des travaux, il est prévu « l’organisation de rencontres d’échanges entre les journalistes et les acteurs concernées (Osc, Etat, etc.), la mobilisation des appuis pour des investigations plus poussées sur les problèmes liés au foncier, la sensibilisation l’opinion publique sur les enjeux de la gouvernance foncière, la promotion des synergies entre médias ruraux et urbains pour faciliter l’accès à l’information ».

Dans cette perspective Libasse Hane, chef de projet à l’Institut Panos, a signalé que le réseau est venu à son heure car les journalistes sont, à son avis, des acteurs de changement. Il sera appuyé sur cette réflexion par Marius Dia, coordonnateur du Cncr.

Selon El Hadj Thierno Cissé, il y a « nécessité d’aller vers une réforme foncière et de revoir la loi sur le domaine national de 1964, qui n’a jamais été réellement appliquée ». Il a rappelé que « les populations ont été en effet très réticentes à accepter cette loi, qui les dépossédait de leurs droits coutumiers et les mesures d’accompagnement et d’encadrement de la mise en œuvre de la loi n’ont jamais été mis en place par l’Etat (absence de définition des notions de « mise en valeur », de « résident », absence de moyens transférés aux collectivités locales chargés de la gestion du foncier, etc.) ».

Chérif Faye 15 AVRIL 2015

Source : http://fr.allafrica.com/stories/201504151780.html