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Dossier : Salon international de l’agriculture de Paris : La diaspora sénégalaise fortement intéressée par l’agrobusiness au Sénégal

25 février 2015

Le projet de développement inclusif et durable de l’agribusiness au Sénégal (Pdidas) bénéficie d’une attention particulière au Salon international de l’agriculture (Sia) de Paris. Au stand du Sénégal où il est exposé aux visiteurs par les responsables chargés de sa mise en œuvre, le projet attire déjà la diaspora sénégalaise, particulièrement des émigrés désirant rentrer au pays et les étudiants en fin de formation.

Debout dans son stand, Coura Mbaye Diop, la coordinatrice du Projet de développement inclusif et durable de l’agribusiness au Sénégal (Pdidas) dont le lancement est prévu en avril prochain à Saint-Louis, accueille, avec enthousiasme et à longueur de journée, les nombreux visiteurs qui fréquentent son site au stand du Sénégal. Comme nombre d’exposants sénégalais au Sia de Paris, Mme Diop s’attèle, avec son équipe composée des membres de l’Agence sénégalaise de promotion des investissements (Apix), à expliquer les contours du projet qu’elle dirige. « Notre présence à Paris est de promouvoir ce nouveau projet que le gouvernement du Sénégal vient de mettre sur pied pour booster l’agriculture dans certaines communes du pays, notamment dans les zones cibles retenues au Nord », a souligné Coura Mbaye Diop. Des heures durant, elle revient sur les objectifs majeurs du Pdidas, comme la nécessité de développer une agriculture commerciale beaucoup plus inclusive et porteuse de développement durable des terres arables au bénéfice des populations. Il s’agit aussi de vulgariser les stratégies de mises en œuvre de ce projet initié dans un partenariat établi entre l’Etat du Sénégal et la Banque mondiale. La coordinatrice du Pdidas se réjouit que la majeure partie des visiteurs, en quête de renseignements, proviennent de la diaspora sénégalaise, principalement nos compatriotes qui désirent rentrer au bercail et des étudiants en fin de formation et qui souhaiteraient se lancer dans l’agriculture. « Ils constituent le plus grand lot de visiteurs. C’est réconfortant au regard des ambitions que nourrit le chef de l’Etat pour la diaspora sénégalaise », a dit Coura Mbaye Diop. Un des objectifs du Pdidas est de créer un processus innovant et opérationnel d’attribution des droits d’utilisation des terres, de sécurisation des exploitations familiales et des investissements privés.
Ses agences d’exécution sont : la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (Saed), l’Apix, l’Université Gaston Berger et l’Agence nationale de la grande muraille verte.

Dr MALICK DIOP, DIRECTEUR GENERAL DE L’ASEPEX : Echanger pour combler le gap en normes des exportations

L’Asepex veut promouvoir davantage les exportations sénégalaises sur le marché international. Bien présente au Salon international de l’agriculture, ses responsables insistent sur les échanges et la recherche de partenaires afin de rattraper le retard en normes des exportations. 

Outre l’ouverture des espaces d’exposition de produits du label sénégalais dans les différents bureaux économiques des ambassades du Sénégal, l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex) multiplie les mécanismes pour mieux vendre, à l’étranger, les produits sénégalais. L’agence est en train de profiter du Salon de l’agriculture de Paris pour mieux vendre le label sénégalais à l’Europe, principale destination de nos produits à l’export. L’Asepex a facilité, cette année, à l’image du Cosec, le déplacement de nombre d’exposants et d’entreprises à cette 52ème édition du Salon international de l’agriculture de Paris. Environ une quinzaine d’entreprises sénégalaises ont pu être convoyées à ce rendez-vous grâce au concours de l’agence, a déclaré son directeur général, Dr Malick Diop, en visite, hier, au stand du Sénégal.
Il estime que la présence des entreprises sénégalaises au Sia doit permettre à ces dernières de combler le gap qu’elles accusent encore en termes de normes pour mieux exporter sur le marché international. « Le Sia est un rendez-vous international incontournable pour l’agriculture. Il a aussi des contours professionnels que les entreprises doivent mettre à profit », a déclaré Malick Diop. « C’est aussi une occasion, pour l’Asepex, d’accompagner les entreprises qui n’ont pas encore les normes, de se mettre à niveau. Une fois cette question réglée, elle les aide aussi à trouver des financements additionnels », a-t-il indiqué. Dans son plan stratégique de développement des exportations sénégalaises lancé en 2013, l’Asepex est en train de travailler sur tous ces sujets, de concert avec les bureaux économiques des ambassades du Sénégal. 

EN MARGE DU SIA : La délégation sénégalaise s’invite au Salon international du machinisme agricole de Villepinte

La délégation sénégalaise présente au Sia a décidé de faire un détour au Salon international du machinisme agricole (Sima) dont l’ouverture est prévu demain, à Villepinte, près de Paris. Objectif : aller échanger sur ce qui se fait en ce moment de mieux en matériel agricole et en conditionnement, dans le monde, a indique le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, et de l’Equipement Lamine Lô. 

La délégation sénégalaise au Salon international de l’agriculture de Paris, conduite par l’Union nationale des Chambres de Commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (Unccias), ne veut rien rater pour vendre le label sénégalais en France. Les événements de la Porte de Versailles ayant coïncidé avec la tenue du Salon international du machinisme agricole (Sima), prévu du 22 au 26 février courant, à Villepinte, à 18 km de la Porte de Versailles, au Nord-est de Paris, la délégation sénégalaise a décidé d’y effectuer un détour pour se voir avec ce qui se fait de mieux en ce moment en équipement rural et matériel agricole. Comme l’a rappelé le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Lamine Lô, toutes les dispositions sont prises par le commissaire à l’exposition, Baboucar Bop, pour convoyer une bonne partie de la délégation, le temps d’une journée, à ce rendez-vous. « Il s’agit d’aller constater de visu les avancées technologiques dans le domaine du machinisme agricole et du conditionnement et en faire bénéficier les producteurs », a dit Lamine Lô.
Le salon du machinisme agricole, selon les indications, est aussi une foire d’exposition du savoir-faire occidental dans le domaine du matériel agricole et de l’équipement rural. Il réunit, tous les ans, les inventeurs de France et du monde mais aussi les chercheurs et producteurs qui, durant quatre jours, échangent sur les innovations et avancées notées dans le domaine du matériel agricole.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a déjà donné des instructions pour que le Sénégal y tire le maximum au profit du monde rural sénégalais. 

DR MACOUMBA DIOUF, DIRECTEUR DE L’HORTICULTURE : « Une opportunité pour inciter la diaspora sénégalaise à s’intéresser au secteur horticole »
Le Salon international de l’agriculture de Paris est aussi une occasion, pour nombre d’acteurs, de se frayer un chemin sur le marché international. C’est le cas du directeur de l’horticulture sénégalais, le Dr Macoumba Diouf, qui est en train de mettre à profit sa présence à ce rendez-vous, pour inciter la diaspora à investir dans le label sénégalais des exportations de produits horticoles.

Le Dr Macoumba Diouf, directeur de l’horticulture au Sénégal, est convaincu que les exportations sénégalaises de fruits et légumes doivent pénétrer davantage le marché européen. En séjour au Salon international de l’agriculture (Sia) de Paris, le patron de l’horticulture national estime que ce rendez-vous doit être mis à profit pour atteindre cet objectif, conformément à la volonté déclinée par le chef de l’Etat dans le Plan Sénégal émergent (Pse) et dans le Programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas). Ainsi, Dr Diouf est en train d’accompagner les organisations faitières du sous-secteur horticole venues prendre part au Sia 2015, à trouver des contacts et à présenter les opportunités d’investissement. « Les exportations de produits horticoles sénégalais, en nette croissance sur le marché mondial, doivent davantage pénétrer le marché européen à travers la France », a souligné Macoumba Diouf. Il invite la diaspora sénégalaise, notamment celle vivant en France, à s’intéresser davantage aux exportations de produits horticoles sénégalais vers le marché occidental. Au Sia où il est en train d’accompagner les organisations faitières, le Dr Diouf évoque aussi certaines questions comme le financement de l’agriculture qui, selon lui, reste le goulot d’étranglement du développement agricole, au sens large du terme, du Sénégal. « L’horticulture principale moteur de l’agriculture au Sénégal peut tirer le secteur vers la croissance souhaitée par les autorités étatiques », a souligné Macoumba Diouf. « Les outils existent, le potentiel agricole est là, le climat favorable, on l’a toujours, la proximité avec l’Europe reste un avantage », a-t-il listé comme avantages comparatifs.

De notre Envoyé spécial à Paris, Seydou Prosper SADIO
Source : http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=44863:salon-international-de-lagriculture-de-paris-la-diaspora-senegalaise-fortement-interessee-par-lagrobusiness-au-senegal-&catid=78:a-la-une&Itemid=255