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Emplois jeunes et migrations en Afrique de l’ouest

Emploi des jeunes et migration en Afrique de l’Ouest : Burkina Faso, Mali, Sénégal (EJMAO)

Année : 2012-2014
Localisation : Sénégal, Mali, Burkina Faso,
Partenaires : MISELI, CEDRES, IPAR
Financements : CRDI, « PROGRAMME CROISSANCE POUR TOUS »

CONTEXTE

Les pays d’Afrique Subsaharienne sont confrontés simultanément à deux défis majeurs : une transition démographique inachevée et une transition économique embryonnaire. En effet, cette partie du continent fait face à une forte poussée démographique qui ne s’estompera que vers les années 2050. Dans ce contexte, la croissance de la population active présente à la fois une opportunité majeure et une menace dans ce sens qu’elle peut être aussi à l’origine de tensions importantes si les économies ne génèrent pas suffisamment d’emplois. Les effets positifs de la transition démographique ne s’obtiennent pas de manière automatique. Ils requièrent une politique volontariste et pertinente.

(…) En Afrique subsaharienne, le contexte est marqué par une transition démographique non achevée, les États d’Afrique subsaharienne doivent faire face à une arrivée massive de jeunes sur le marché de l’emploi. Malheureusement, les secteurs agricole et informel sont incapables d’absorber un tel flux de main-d’œuvre (Giordano and Losch, 2007).

OBJECTIFS

Le projet s’étend sur deux (2) ans et l’étude menée poursuit un certain nombre d’objectifs :

  1. Etudier les marchés ruraux du travail tout en contrastant l’expérience respective des jeunes hommes et des jeunes femmes ;
  2. Elaborer le profil type des jeunes migrants par genre, y compris leur formation et principales caractéristiques socioéconomiques ;
  3. Etudier les déterminants de la productivité des petites activités urbaines formelles et informelles retenues et réaliser une analyse comparative des taux de rendement entre régions et activités, y compris agricoles ;
  4. Etudier l’impact de l’exode rural sur les économies rurales avec une attention particulière sur le cas des femmes vivant en zone rurale ;
  5. Tester l’hypothèse d’inefficience marshallienne dans le contexte des économies ouest africaines ;
  6. Contribuer au débat politique sur les moyens de lutter contre le chômage des jeunes en Afrique de l’Ouest.

PRESENTATION DES PARTENAIRES

  • Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR)

Créée en 2004 et reconnue en 2008, l’IPAR est un Think Tank (laboratoire d’idées). Elle est aussi un espace de réflexion, de dialogue et de proposition pour des politiques agricoles et rurales concertées au Sénégal et dans la région ouest-africaine. L’initiative a été suscitée par des spécialistes de l’agriculture et du monde rural qui étaient intéressés par la création d’espaces permanents de réflexion prospective et stratégique. Les missions de l’IPAR s’articulent autour de trois axes majeurs : la recherche, le renforcement de capacités et l’animation d’espaces d’échanges et de débats.

Ces principales activités sont centrées sur des enjeux actuels de l’agriculture : (i) la démographie, l’emploi et les migrations ; (ii) les politiques publiques ; (iii) les performances et la productivité des exploitations familiales ; (iv) le foncier et la gestion des ressources naturelles ; (v) la veille stratégique et prospective.

Site web  : http://www.ipar.sn

  • Centre d’Etudes, de Documentation et de Recherche économiques et sociales (CEDRES)

Créé en en 1977, le CEDRES est un Etablissement Public à caractère Scientifique,

Technique et Culturel (EPSCT) qui jouie d’une autonomie. Le CEDRES vise :

  • la réalisation d’une recherche socioéconomique de haut niveau permettant d’appuyer efficacement : (i) la formation d’économistes et de gestionnaires de haut niveau ; (ii) la promotion académique et scientifique des enseignants chercheurs ; (iii) le soutien à la prise de décision au niveau des secteurs public et privé dans le sens de l’orientation des politiques de développement ;
  • la production de savoirs et de travaux de recherche-action pour un renforcement des capacités dans l’organisation ;
  • l’orientation et la gestion de l’économie nationale ;
  • développement de la collaboration scientifique au plan africain et international.

Site web :http://www.cedres.bf/index.php

  • MISELI, l’anthropologie dans le développement

Créée en 2006, l’association Miseli, association malienne de recherche et formation en anthropologie des dynamiques locales, est une unité de recherche indépendante en sciences sociales. Elle s’intéresse particulièrement aux politiques publiques dans le domaine de la santé et du développement social, au domaine de la pauvreté/vulnérabilités et des politiques de lutte contre la pauvreté et aux questions touchant au fait migratoire.

Site web :http://www.miselimali.sitew.fr/#Accueil.A