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Finances publiques : Mobilisation satisfaisante des ressources budgétaires en décembre

5 février 2015

Une bonne collecte des recettes et une maîtrise des dépenses publiques ont marqué la gestion budgétaire à fin décembre 2014, rapporte la note de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Elle fait état d’une hausse de 13,4 % des ressources évaluées à 1881,9 milliards de FCfa contre 1659 milliards.
La gestion budgétaire à fin décembre 2014 a été caractérisée par une mobilisation « satisfaisante » des recettes budgétaires, conjuguée à une hausse soutenue mais maîtrisée des dépenses publiques, indique la Direction de la prévision et des études (Dpee), dans son dernier point mensuel. En effet, les ressources (recettes et dons), évaluées à 1881,9 milliards de FCfa à fin décembre 2014 contre 1.659 milliards un an auparavant, ont augmenté de 13,4 % au cours de l’année dernière. Dans les détails, la Dpee explique que les ressources sont ventilées provisoirement en recettes budgétaires pour 1.661,8 milliards de FCfa (dont 1486,7 milliards de recettes fiscales), en ressources Fonds de soutien à l’énergie (Fse) pour 35,6 milliards et en dons pour un montant de 220,1 milliards.
Les recettes budgétaires « hors ressources Mittal et Fse » (1.577,2 milliards) ont connu une hausse de 144,2 milliards (+10,1%) sur un an. S’agissant du recouvrement des recettes budgétaires, il s’est globalement bien comporté, à l’exception de l’impôt sur les sociétés, des droits de porte hors pétrole et des revenus du domaine qui se sont repliés respectivement de 1,9 milliard, 1,5 milliard et 0,5 milliard. Pour ce qui est des dons, ils sont estimés à 220,1 milliards à fin décembre 2014 contre 187,5 milliards un an auparavant, soit une évolution de 17,4 %, imputable aussi bien aux dons budgétaires (39,4 milliards) qui se sont confortés de 19,6 milliards qu’aux dons en capital évalués à 180,7 milliards, soit en hausse de 13 milliards.
Quant aux dépenses totales et prêts nets, sous l’impulsion cumulée des dépenses d’investissement et des dépenses courantes, ils se sont inscrits en hausse de 11,3 % pour s’établir à 2290,9 milliards à fin décembre 2014. D’après le point mensuel économique de la Dpee, les investissements, évalués globalement à 928,6 milliards, ont été financés sur ressources intérieures à hauteur de 570,7 milliards (correspondant à une part de 61,5 %), soit 34,8 % des recettes fiscales.
Par rapport à l’année 2013, les dépenses ont augmenté de 19,6 %. Les investissements financés par ressources extérieures sont, pour leur part, estimés à 358 milliards de FCfa contre 324 milliards un an auparavant. Au titre des dépenses courantes, les charges de fonctionnement et la masse salariale, estimées respectivement à 739 milliards et 485,5 milliards, ont enregistré, en glissement annuel, des hausses de 7,9 % et 4,5 %. S’agissant des charges liées aux intérêts sur la dette - évaluées à 128,8 milliards - elles se sont accrues de 13,8 % sous l’effet aussi bien des intérêts sur la dette intérieure qu’extérieure, en hausse respectivement de 8,4 milliards et 7,2 milliards.

La masse monétaire a progressé de 46,3 milliards de FCfa

Pour ce qui est de la situation des institutions de crédits, la Dpee constate que la masse monétaire (la quantité de monnaie qui circule dans une économie à un moment donné) a augmenté de 46,3 milliards de FCfa, soit 1,4 % entre fin octobre et fin novembre 2014. Cette situation, explique-t-elle, est perceptible à travers les dépôts en banques qui ont atteint 2.659,4 milliards de FCfa à fin novembre 2014, augmentant de 74,3 milliards en variation mensuelle. Toutefois, la circulation fiduciaire (billets et pièces hors banques) s’est repliée de 35,5 milliards de FCfa, soit 5,5 %, par rapport au mois précédent, pour s’établir à 617,7 milliards à fin novembre 2014.
Sur une base annuelle, la liquidité globale de l’économie a augmenté de 323,5 milliards de FCfa, ce qui équivaut à 11%. Pour ce qui est des avoirs extérieurs nets des institutions monétaires, ils se sont établis à 966,5 milliards de FCfa à fin novembre 2014, s’inscrivant en baisse de 4,2 milliards de FCfa par rapport à la fin du mois précédent. Cette évolution est « imputable » à la Banque centrale dont les avoirs extérieurs nets ont chuté de 5,7 milliards de FCfa pour se situer à 805,4 milliards. S’agissant de la position extérieure nette des banques primaires, elle s’est améliorée de 1,5 milliard de FCfa entre fin octobre et fin novembre 2014 pour atteindre 161,1 milliards. Comparativement à fin novembre 2013, les avoirs extérieurs nets des institutions monétaires ont augmenté de 273,6 milliards, soit 39,5 %.
En ce qui concerne l’encours du crédit intérieur, il s’est établi à 2.563,5 milliards de FCfa à fin novembre 2014, progressant de 6,3 milliards de FCfa par rapport à fin octobre 2014, en liaison avec les crédits au secteur privé (2.518,5 milliards de FCfa à fin novembre 2014) qui ont progressé de 29,2 milliards de FCfa en rythme mensuel. Cette situation s’expliquerait par la hausse de 32 milliards de FCfa des crédits ordinaires qui se sont chiffrés à 2509,4 milliards à fin novembre 2014. Pour les créances nettes du système bancaire à l’Etat, elles se sont situées à 45 milliards de FCfa à fin novembre 2014, se contractant de 22,9 milliards par rapport à fin octobre 2014. En glissement annuel, l’encours du crédit intérieur s’est contracté de 1,9 milliard ou 0,1 % en novembre 2013.

A. DIAW

Source : http://lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=44504:finances-publiques--mobilisation-satisfaisante-des-ressources-budgetaires-en-decembre&catid=51:economy&Itemid=63