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Forum africain sur la Révolution des données

2 juin 2014

Les 03-04 décembre 2013, Dr Aminata Niang chargée de la valorisation des résultats de la recherche et Dr Suwadu Sakho-Jimbira économiste agricole, ont représenté IPAR au forum Africain sur la révolution des données, à Nairobi, Kenya organisé par PASGR (Partnership for African Social and Governance Research)

Une trentaine de participants ont pris part à ce forum, représentants :

  • des structures africaines de recherche, des universités, des gouvernements, des organisations régionales et internationales, des organisations de la société civile ;
  • des structures non africaines comme ODI, Brookings et le Center for Global Development ; et, des participants en provenance d’Amérique Latine et d’Asie, qui sont actifs sur le développement mondial post-2015.

Ce forum a été organisé par le PASGR, un think tank basé au Kenya, en partenariat avec la Fondation des Nations Unies, l’ODI (Overseas Development Institute) et avec l’aide de la fondation William and Flora Hewlett. Il portait sur la révolution des données pour réfléchir sur l’appel à une révolution des données et ses implications spécifiques pour l’Afrique. Il était question d’analyser plusieurs dimensions liées à la collecte, à l’accès et à l’utilisation des données dans un contexte africain.

Le forum part de l’idée qu’il existe deux dimensions concernant la révolution des données. Une première révolution des données qui concerne une révolution future où de nouvelles actions comme celles proposées par le HLP (High Level Panel) sont nécessaires pour faire un meilleur travail concernant les données qui contribueront à l’atteinte des objectifs de développement au niveau mondial pour l’après 2015. Une seconde révolution des données qui est celle en cours, se traduisant par les innovations, les outils, les actions iconoclastes et qui peuvent parfois porter à controverse, de différents acteurs aussi bien du secteur privé que de la société civile.

L’objectif global du forum est de se focaliser sur les deux dimensions au regard des objectifs de développement au niveau national mais également mondial. En outre, ce forum a mis l’accent sur la façon dont divers instruments et processus devraient être améliorés ou complétés pour être en accord avec les objectifs de développement post 2015 au niveau mondial.

Les différentes sessions ont essentiellement porté sur les structures statistiques au niveau national, les outils et instruments de collecte de données au niveau régional et international, le rôle de la recherche en Afrique et des organisations de recherche et le rôle du secteur privé dans le développement des données.

A la suite des présentations en plénière lors de ces différentes sessions, les points suivants ont été discutés :

  • La réflexion sur une standardisation pour une meilleure qualité des données compte tenu des divergences notées entre les sources de données ;
  • L’intégration de tous les acteurs, y compris les populations à la base, et de travailler sur des données désagrégées ;
  • Le renforcement des capacités de différents acteurs pour faciliter également le dialogue entre eux ;
  • L’interaction entre producteurs de données et utilisateurs/ bénéficiaires de ces données. En effet, les données doivent être disponibles pour informer les décideurs politiques et doivent être présentées de façon très simple aux citoyens pour qu’ils puissent comprendre les processus et décisions en cours. Ainsi, on devrait mettre l’accent sur la qualité de données fiables, disponibles et utilisables et non la quantité de ces données. Et dans le cadre de l’initiative sur la révolution des données, l’approche qui consiste à partir de la demande plutôt que de se focaliser sur l’offre devrait être encouragée ;
  • Le partenariat public-privé devrait également être encouragé compte tenu du rôle clé qu’il peut jouer dans la révolution des données ;
  • Le défi de l’innovation doit être relevé aussi bien en termes de financement que de technologies. D’où la nécessité de renforcer les capacités et donc de développer le potentiel d’utilisation de nouveaux médias mais également de nouvelles technologies.
  • Le Networking est également un élément clé à mettre en avant dans le cadre de la révolution des données pour créer plus de synergies entre différents acteurs. Ainsi, la collaboration Sud-Sud devra être développée et encouragée mais elle n’exclut pas la possibilité d’une collaboration Sud-Nord.

En marge du forum, Aminata Niang et Suwadu Sakho-Jimbira ont rencontré des représentants d’institutions en vue d’éventuels partenariats avec IPAR.

  1.  Mr. Benjamin Stanwix, chercheur au Development Policy Research Unit à l’Université de Cape Town travaille avec la Banque Mondiale particulièrement sur l’emploi des jeunes.
  2. Mme Margo Contreau représentante de PARIS 21 qui a fait une présentation sur la pertinence de la révolution des données statistiques de qualité pour combler le déficit des bases de données existantes.
  3. Mr. Bitèye représentant régional de la Fondation Rockerfeller en Afrique basée à Nairobi.

Enfin, Mr. Hoffman pour une collaboration entre l’IPAR et PASGR.


 

Consulter le site du PASGR (Partnership for African Social and Governance Research) : http://www.pasgr.org/african-forum-on-post-2015-data-revolution/