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Interview de M. Toto BERNADIN, Secrétaire Permanent de la PNOPPA (Bénin)

1er juin 2014

A l’issu de l’Atelier sur le Développement des Services de Conseil Agricole axés sur les Marchés co organisé par la FAO et l’IPAR du 22 au 24 octobre 2012, M. Toto BERNADIN, Secrétaire Permanent de la Plateforme Nationale des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles du Bénin (PNOPPA) donne ses impressions.

Visionnez l’interview de M. Toto BERNADIN

Vous venez de participer à un atelier de développement des services agricoles axés sur le marché dans les régions de l’Afrique de l’Ouest, quelles sont vos appréciations générales ?

De façon générale, il faut reconnaître que l’atelier s’est bien déroulé dans son ensemble. Il a permis aux différents pays qui y ont pris part de partager leurs expériences en termes d’appui conseil axés sur le marché mais également d’apprendre des autres pays sur ce qui est en train de se faire.

L’atelier nous a également permis d’identifier les points sur lesquels on doit pouvoir agir pour que le conseil donné aux producteurs et qui a une orientation sur le marché soit suffisamment amélioré pour que cela soit profitable aux petits producteurs que nous avons au niveau de notre plate forme.

Quels enseignements tirez-vous des échanges sur les expériences des différents pays par rapport au développement des services de conseil agricole ?

Nous avons compris à travers ces échanges que dans les différents pays on n’est pas au même niveau et cela permettra sans doute à chacun de tirer profit de ce que les autres ont présentés et de voir de quelle manière améliorer ce qui se fait déjà dans les différents pays. Je crois que c’est très important pour nous. Pour ce qui est du Bénin, dès qu’on va rentrer, la première chose à faire c’est une restitution de ce que nous avons suivi ici pour que aussi bien les décideurs que les organisations paysannes et les offreurs de services de conseils agricoles accès sur le marché puissent s’entendre sur le minimum et puissent comprendre déjà qu’il y a quelque chose qui se fait au niveau régional et que les différents pays ont intérêts à se serrer les coudes pour aller plus de l’avant en matière de services apportés aux producteurs. C’est très important pour nous.

A l’issue de cet atelier, pour ce qui concerne votre pays le Benin, quelles seront vos stratégies pour mieux développer les services de conseil agricole ?

Dans un premier temps, il faut d’abord identifier quelles sont les structures, quelles sont les organisations qui travaillent aujourd’hui déjà dans ce sens pour faire un état des lieux afin de savoir quelles organisations appuient réellement les producteurs dans les services orientés sur les marchés.

Une fois qu’on aura fait cet état des lieux, on essaiera de faire une capitalisation des expériences en cours dans le pays, ensuite organiser une rencontre pour partager ces expériences avec les structures qui ont peut-être du retard par rapport à ce processus de liaison conseil-marché. Cela permettra à différentes catégories d’acteurs de mieux comprendre les défis qui sont à relever au niveau du secteur agricole surtout pour ce qui est du conseil qu’on donne aux producteurs.

Quelle suite donné à cet atelier sur le Développement des Services de Conseil Agricole axés sur les Marchés ?

Nous sommes en train de travailler sur un petit projet pays qui sera sans doute en liaison avec un programme régional où tous les pays vont pouvoir travailler ensemble, en synergie pour améliorer de façon significative le conseil donné aujourd’hui aux producteurs mais qui a une certaine orientation sur les marchés.

Au niveau de chacun des pays on va probablement élaborer un plan d’actions qu’on va verser dans un programme régional pour voir comment est ce que nous évoluons après cette formation vers un conseil beaucoup plus efficace orienté vers le marché.