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L’avenir des OMD en négociation.

2 juin 2014

 Du 29 au 31 Janvier 2014 à New York City (USA) Le PNUD, avec l’appui de la fondation William and Flora Hewlett, a organisé une conférence portant sur le rôle et l’importance des données pour le développement et la redevabilité pour l’agenda de développement Post 2015. Plus de 50 participants ont pris part à cette conférence et qui travaillent dans les structures de recherche, les organisations internationales, les ONG et autres structures de la société civile, les gouvernements, etc. L’IPAR y était représentée par le Dr Suwadu Sakho-Jimbira. L’objectif de la conférence est de profiter de la présence d’experts ayant des profils différents pour partager des idées et expériences, discuter de la révolution des données, réfléchir sur l’importance de ces données pour les décideurs politiques, la redevabilité, etc.
La conférence a été organisée sous forme de sessions qui ont porté sur les 10 thématiques suivantes :
Session 1  : Quelle est la révolution des données que nous voulons ?
Session 2 : Des données pour des politiques basées sur l’évidence : où est l’évidence ?
Session 3 : Perspectives régionales sur la révolution des données Post 2015
Session 4  : Gaps et opportunités en technologie pour la révolution des données : Big data et au-delà ?
Session 5  : Capacités requises pour la révolution des données
Session 6 : Projets et études de cas concernant la révolution des données
Session 7 : Infomediaries : Rendre les données accessibles
Session 8 : Partenariats entre plusieurs parties prenantes pour la révolution des données
Session 9 : Data-enabled national, regional and international frameworks for monitoring and accountability of development delivery
Session 10  : Redevabilité à travers l’honnêteté, la transparence et la participation
 
Durant la première journée de la conférence, Mr. Olaj Kjorven (Special advisor to the UNDP Administrator on the Post 2015 Development Agenda) et Mr. Macharia Kamau (Permanent representative of Kenya to the United Nations, Co-chair, United Nations Working group on SDGs) ont adressé leurs mots de bienvenue aux participants. Lors de leurs allocutions, ils ont mis l’accent sur les points suivants :
  • L’importance de la révolution des données pour l’agenda de développement post 2015 ; ont adressé leurs mots de bienvenue aux participants. Lors de leurs allocutions, ils ont mis l’accent sur les points suivants :
  • La nécessité de réfléchir à la fois sur les implications politiques et techniques de la révolution des données ;
  • L’utilité de travailler sur la redevabilité et la transparence pour arriver à des résultats efficaces en termes de développement dans le cadre de la révolution des données ;
  • Le besoin pour les chercheurs et les statisticiens de mettre les données et les résultats produits à la disponibilité des décideurs politiques pour les aider dans la prise de décisions ;
  • Le besoin pressant de trouver des opportunités gagnant-gagnant dans le cadre de la révolution des données sachant que l’agenda de développement post 2015 devrait commencer en Septembre prochain ;
  • La redevabilité dans le cadre de la révolution des données nécessite d’influencer les prises de décisions, d’anticiper et d’être proactif ;
  • La nécessité de s’interroger sur l’existence des données, leur disponibilité, leur qualité, etc.
  • L’importance de travailler à partir d’un cadre intégré en termes de finance, de renforcement des capacités, de technologie, etc.
Suite aux mots de bienvenue de Messieurs Kjorven et Kamau, les trois premières sessions de la conférence se sont tenues durant la première journée de la conférence. La première session a permis de rappeler le contexte, en mettant l’accent sur la définition des données pour le développement, l’importance de la révolution des données telle que perçue par différents acteurs ainsi que les défis auxquels les pays en développement sont confrontés pour faire avancer la révolution des données. La seconde session a porté sur les expériences des gouvernements et autres acteurs du développement à utiliser efficacement les données pour l’élaboration des politiques et la mise en oeuvre de programmes. Les présentations de cette session ont concerné différents pays tels que la Tanzanie, le Sénégal, la Sierra Leone et le Kenya. La troisième session a permis d’examiner et de discuter des approches régionales concernant la révolution des données. A la suite des questions-réponses, les discussions ont permis d’aborder les points suivants :
  • Le renforcement des capacités dans plusieurs domaines est une condition nécessaire pour faciliter la révolution des données et éviter un processus top-down. En outre, il est nécessaire de renforcer les systèmes d’information dans les domaines de la santé et de l’éducation, les domaines administratifs de manière générale, dans le cadre de la révolution des données. Le renforcement des capacités doit également et surtout concerner les NSO, i.e. les bureaux/ agences de statistiques au niveau national ;
  • Les sources de données doivent être précisées puisque c’est un élément déterminant dans la révolution des données ;
  • Le besoin d’assurer le reporting et le suivi entre citoyens et gouvernements pour une meilleure redevabilité. En effet, les données devraient faciliter la redevabilité entre les citoyens et le gouvernement et pas seulement entre les bailleurs et le gouvernement ;
  • La nécessité de s’assurer que la définition des indicateurs est inclusive dans l’agenda de développement post 2015
  • Les contributions analytiques en provenance des partenaires du Sud doivent être exploitées dans le cadre de l’agenda Post 2015
  • La collecte des données et des capacités statistiques sont des déterminants clés de la transparence et de la redevabilité dans le cadre de la révolution des données
  • Il est essentiel de savoir comment promouvoir/faciliter l’offre et répondre à la demande pour mettre de meilleures données à la disposition des acteurs
Lors de la deuxième journée de l’atelier, quatre sessions ont été organisées et qui portaient sur différents aspects de la révolution des données. La session 4 qui portait sur les opportunités offertes par les avancées technologiques (téléphones portables, big data, etc.) mais également évaluait les limites et défis dus aux gaps en infrastructures d’e-gouvernement dans le contexte des pays en développement. La session 5 qui s’est focalisée sur les conditions requises pour la révolution des données en termes de capacités financières et institutionnelles nécessaires à la collecte, l’analyse, la dissémination et l’utilisation des données pour le développement. La session 6 qui concernait des études de cas et projets en lien avec la révolution des données. La session 7 qui a mis l’accent sur le rôle particulier des acteurs comme les journalistes et libraires compte tenu de leurs contributions à traduire et convertir les données en information qui soit digeste et accessible à une audience générale. Suite aux différentes présentations de ces quatre sessions, les discussions ont porté pour l’essentiel sur les aspects suivants :
  • La nécessité de réfléchir sur des normes et standards pour la collecte des données non produites par les agences nationales de statistiques ;
  • L’importance de développer une stratégie de communication avec les utilisateurs clés pour connaître leurs besoins et en tenir compte afin d’aboutir à des politiques efficaces qui soient basées sur l’évidence ;
  • L’utilité de comprendre que l’information peut conduire à la redevabilité quand les citoyens ont les capacités de comprendre et d’utiliser l’information fournie par les données
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Trois sessions ont été organisées lors de la dernière journée de conférence. La session 8 qui portait sur le potentiel et les opportunités de différents acteurs à collaborer dans la collecte, l’analyse, l’utilisation et la dissémination des données pour le développement afin d’améliorer la coordination et l’efficacité. La session 9 qui a permis de faire la revue des données facilitant des mécanismes et des plateformes de redevabilité auxquels les pays et les autres acteurs du développement sont déjà engagés. La session 10 qui a permis de discuter l’importance d’avoir des procédures transparentes pour permettre aux communautés d’avoir les moyens de participer à la prise de décisions politiques, de demander la redevabilité aux décideurs politiques et aux praticiens du développement et de faire le plaidoyer pour l’inclusion des groupes marginalisés à travers la désagrégation des données. Les points suivants ont été discutés lors des questions/réponses de ces trois sessions :
  • S’assurer que la révolution des données ne conduira pas à une contre révolution au détriment des pays en développement compte tenu de l’asymétrie d’information, de capacités financières et de pouvoirs qu’ils ont comparé aux pays développés ;
  • Réfléchir sur les moyens à mettre en place pour trouver l’équilibre entre les intérêts souvent divergents de différents acteurs dans le cadre de la révolution des données ;
  • En supposant qu’il est possible d’avoir plusieurs modèles de partenariats, il serait intéressant de voir quel est le modèle que nous voulons et qui soit bénéfique pour différents acteurs ;
  • S’assurer que les différents acteurs sont au même niveau de compréhension et d’engagement pour rendre la révolution des données possibles et utile pour l’agenda de développement Post-2015.
Des perspectives de partenariat ont aussi été dégagées avec le UN Millenium Campaign et Southern Voices.
Télécharger la présentation du Dr Dr Suwadu Sakho-Jimbira