Think thank sur les politiques publiques dans le secteur agricole et rural en Afrique de l’Ouest

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Les candidats

Ousmane Tanor DIENG

Né le 2 janvier 1947 à Nguéniène, secrétaire général du Parti socialiste sénégalais, il a obtenu sa licence en droit à l’université de Dakar (option Relations internationales) et un DES en droit public. Il est également diplômé de l’École nationale d’administration(ENAM) et de l’École supérieure des travaux publics (ESTP). Il a été successivement conseiller diplomatique du président Léopold Sédar Senghor puis d’Abdou Diouf, ministre directeur de cabinet du Président Abdou Diouf, et enfin ministre des Services et des Affaires présidentiels. Au sein du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng est membre du bureau politique dès 1988. Il est, depuis septembre 1996, vice-président de l’Internationale socialiste.

Oumar Hassimou DIA du Parti humaniste Naxx Jarinu (Le travail est récompensé)

Né le 24 fevrier 1964 à Sokone, candidat du parti humaniste, un ancien militant socialiste.

 

 

YAAKAAR, le parti de l’espoir plonge ses racines dans la tradition et les valeurs de liberté, de responsabilité, de solidarité, de démocratie et de bonne gouvernance. Il s’appuie sur cinq axes : 1.°l’éducation ; 2. la santé ; 3. l’agriculture ; 4. les infrastructures ; 5. la justice.

Le programme s’appuie sur 5 politiques :
1. La mise en place d’une véritable politique d’emploi des jeunes (hommes et femmes) ;
2. La mise en place d’une véritable politique d’éducation et de formation adaptée aux besoins du marché de l’emploi ;
3. La mise en place d’une véritable politique de développement envers le monde rural ;
4. La mise en place d’une véritable politique de décentralisation ;
5. La mise en place d’une véritable politique de santé publique.
Le programme de Mor DIENG s’articule sur quatre thèmes.

Les questions agricoles et rurales sont traitées à travers le point 3 : la mise en place d’une véritable politique de développement envers le monde rural.
-* Source : [->http://www.yaakaar.sn/]-* Pour télécharger le programme de Mor DIENG : [->http://www.yaakaar.sn/index.php/yaakaarmenu/programmes]
++++Agriculture et développement rural

Extrait du programme de Mor DIENG, portant sur l’agriculture et le monde rural

Les questions agricoles et rurales sont traitées à travers le point 3 : la mise en place d’une véritable politique de développement envers le monde rural. Voici les extraits :

Programme agriculture
70 à 80% de la population sénégalaise est agricole. Nous parlons, bien entendu, de l’agriculture au sens large du terme, englobant l’agriculture proprement dite et l’élevage.
Cela fait 50 ans que nous sommes indépendants et jusqu’à présent nous importons du riz pour notre consommation, enrichissant des agriculteurs thaïlandais, pakistanais, indiens, au détriment des agriculteurs locaux.
Pourtant pour cultivé le riz il faut des terres, de l’eau des semences de qualité, des intrants, des équipements et des hommes. Rien qui nous manque ici pour le faire, sinon la volonté politique.
70% des sénégalais prennent du lait au petit déjeuner, le vendredi soir après le thiéré, et le dimanche soir au diner avec le « lakh », le « sombi », le « thiakri », etc. Pourtant tout l’essentiel de ce lait nous vient de l’extérieur, alors que nous avons des éleveurs qui peuvent couvrir nos besoins s’ils sont appuyés. En Europe nous voyons des éleveurs qui ont des vaches qui leur donnent 50 litres de lait par jour chacune. Ici les éleveurs font ½ litre de lait par jour et par tête. Pourtant quand nous allons dans les Niayes, à Sangalkam par exemple, il y a des milliardaires qui ont des vaches qui produisent 50 litres par jour.
Il faut donc Investir en masse dans l’agriculture, objectif : ne plus importer du riz d’ici 5 ans. Il suffit de recruter 100 000 jeunes, de leur donner une bonne formation sur les techniques agricoles, des équipements modernes, de la semence à la commercialisation, en passant par l’entretien, la récolte, la conservation, et même la transformation. On pourrait convenir avec ces jeunes d’une rémunération forfaitaire, de 50 000 Francs par mois par exemple, sachant qu’à la fin du programme ils auront reçu une bonne formation, donc un métier, des tracteurs, des semences, des intrants, et même des terres qui leur appartiendront ou seront mise à leur disposition dans la région du Fleuve Sénégal et la région naturelle de la Casamance. 100 000 jeunes à raison de 50 000 francs par mois et par personne ça nous fait à peine 60 Milliards par an.
Nous devons aussi permettre aux éleveurs d’avoir accès à ces vaches qui fournissent 50 litres de lait par jour. Nous devons aussi les former en techniques de rentabilisation de leur activité, par l’amélioration de leur productivité, la conservation, le traitement, la transformation et la commercialisation de leurs produits.
De cette façon nous n’importerons plus de riz ni de lait au Sénégal, l’agriculture, comme l’élevage auront été professionnalisés, et les agriculteurs et les éleveurs pourrons vivre librement et décemment de leur travail. Cette stratégie contribue à l’amélioration de notre balance commerciale, nous garantie une autosuffisance alimentaire, fixe les populations sur leurs terroirs et développe le monde rural. C’est une des meilleures formules pour lutter contre la pauvreté.

-* Source : [->http://www.yaakaar.sn/]-* Pour télécharger le programme de Mor DIENG : [->http://www.yaakaar.sn/index.php/yaakaarmenu/programmes]
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