Think thank sur les politiques publiques dans le secteur agricole et rural en Afrique de l’Ouest

Accueil / Actualités / Revue de presse / Macky Sall explique le PSE aux partenaires financiers

Macky Sall explique le PSE aux partenaires financiers

2 juin 2014

Le président sénégalais Macky Sall a souligné lundi à Paris (France) que le Programme Sénégal émergent (PSE) devant conduire son pays à l’"émergence" économique repose sur "trois piliers majeurs", à savoir l’amélioration de la qualité des infrastructures, la promotion de secteurs d’activité clés comme l’agriculture, et celle de la gouvernance.

"Le PSE n’est pas sorti du néant. Il tire sa substance de la SNDES (Stratégie nationale de développement économique et sociale), mais en lui donnant une dynamique opérationnelle", a souligné M. Sall à l’ouverture de la table ronde organisée par le Sénégal et des partenaires financiers.

Il s’exprimait en présence de représentants du gouvernement français, de la Banque mondiale, de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de l’Union européenne.

Le PSE repose sur "trois piliers majeurs", a-t-il dit, énumérant la qualité des infrastructures, la promotion de secteurs d’activité clés comme l’agriculture et le tourisme, et la transparence dans la gestion administrative et financière du pays.

Parlant de l’agriculture, Macky Sall a estimé qu’il faut "surmonter les préjugés qui entourent le métier d’agriculteur". "C’est un métier noble, qui permet au producteur de gagner dignement sa vie", a-t-il dit.

Son gouvernement s’attèle, dans le cadre du PSE, à "réorganiser" l’agriculture sénégalaise, à la mécaniser et à promouvoir l’agro-business, pour arriver à "une production à grande échelle", a-t-il ajouté.

En ce qui concerne les infrastructures, qui sont le deuxième pilier majeur du PSE, l’Etat du Sénégal ambitionne de construire de nouvelles autoroutes à péage, de développer ses infrastructures portuaires, et de réhabiliter son réseau ferroviaire, selon Macky Sall.

Ce volet comprend aussi l’amélioration de la gestion de la Société nationale d’électricité du Sénégal (SENELEC), ce qui induit "la limitation des subventions" allouées à cette entreprise publique, a expliqué le chef de l’Etat.

Parlant de la gouvernance, il a souligné "la volonté que nous avons de promouvoir [l’architecture] administrative et financière de notre pays".

Le Sénégal est en train de dérouler un "vaste chantier d’assainissement" de ses finances publiques, a-t-il indiqué, promettant de faire de sorte que la "reddition des comptes" soit une pratique courante dans le pays.

"Nous avons réduit et rationalisé nos structures administratives et réduit le train de vie de l’Etat", a encore dit Macky Sall, en substance, souhaitant instaurer "un Etat moins dépensier" et "plus efficace dans les investissements publics".

Le Sénégal organise cette rencontre dans l’objectif de mobiliser auprès des bailleurs une partie des financements nécessaires à la mise en œuvre de ses projets et programmes de développement regroupés au sein du PSE, qui vise à conduire le pays à l’"émergence" économique, à l’horizon 2035.

Pour y arriver, le pays doit profiter des bases d’une croissance durable de l’ordre de 7% par an, à compter de 2017.

Le PSE est présenté par le ministère de l’Economie et des Finances comme "le référentiel de la politique économique et sociale sur le moyen et le long terme".

Son coût est de 10.287,6 milliards de francs CFA. Pour le mettre en œuvre, l’Etat recherche un financement additionnel de 2.964 milliards de francs CFA, à savoir 1.853 milliards auprès des partenaires techniques et financiers, et 1.111 milliards auprès du secteur privé.

Un portefeuille de 21 projets et programmes sera présenté aux investisseurs lors d’un forum prévu mardi, au lendemain de la réunion du Groupe consultatif, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie de Paris.

 

source : http://www.aps.sn/articles.php?id_article=125130