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Pour une meilleure formulation des politiques agricoles : Le Sénégal veut disposer de statistiques fiables

25 février 2015

Pour combler le gap noté dans la disponibilité des données statistiques fiables sur les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’environnement, le Sénégal a décidé d’élaborer son premier Plan stratégique de développement des statistiques agricoles et rurales (Pssar).

L’objectif du Plan stratégique de développement des statistiques agricoles et rurales (Pssar) consiste à disposer d’un système de statistiques agricoles produisant des données pertinentes et fiables pour élaborer, analyser et évaluer les politiques agricoles et assurer leur suivi et évaluation. Ce plan constitue une réponse aux insuffisances des statistiques existantes, surtout celles liés à l’identification des projets et programmes agricoles et ruraux, pour faire face aux besoins des utilisateurs. Venu présider la rencontre, Dogo Seck, secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural soutient que cet atelier de validation du rapport diagnostic des systèmes statistiques agricoles est la seconde étape vers l’élaboration du premier Pssar. Il met en exergue, l’importance que revêt l’information agricole dans l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’environnement. Il évoque, à cet effet, l’article 60 de la Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale (Loasp) qui stipule que « l’information agricole est d’une importance stratégique pour la prise de décision par les acteurs publics et privés pour la mise en œuvre de la politique de développement agro-sylvo-pastoral. La fourniture d’une information régulière, suffisante et de qualité est d’intérêt public ». M. Seck relève que la réalisation conjointe des enquêtes complémentaires thématiques dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage constitue une priorité statistique pour 2015. Le Pssar a été formulé en tenant en compte de la demande et des besoins prioritaires des politiques nationales de développement, en particulier le Pse, le Programme national d’investissement agricole (Pnia) et toutes les stratégies de développement sous-sectorielles existantes. Les statistiques agricoles devraient permettre la distinction entre les spéculations menées en irrigué et celles en sec, et être présentées dans les départements. Elles participent aussi à l’élaboration des bilans des principales productions agricoles. Ces données constituent ainsi une base pour la vérification de la cohérence globale des informations statistiques relatives aux disponibilités et aux emplois des différentes productions agricoles. Les informations produites doivent également répondre aux besoins de l’établissement des comptes trimestriels de la comptabilité nationale. Selon Saliou Mbengue, représentant de l’Agence nationale des statistiques et de la démographie (Ansd), les statistiques constituent le seul instrument dont on dispose pour mesurer les efforts, les actions déployées par les services de l’Etat pour satisfaire les besoins des populations. Il estime qu’une bonne politique repose d’abord sur la formulation des indicateurs pertinents et cohérents. « Concernant l’agriculture dans le Pse, nous devons fournir des informations de qualité sur ce secteur. D’où le rôle du système de statistiques national qui est en cohérence avec la direction de l’analyse, de la prévision et des statistiques agricoles », a souligné M. Mbengue.

Une capacité de production des statistiques située à 55 %
En 2014, une évaluation rapide des systèmes statistiques agricoles au Sénégal (agriculture, élevage, pêche et environnement) dénote une capacité de production de 55 % avec un classement de 16ème en Afrique. Pour Ibrahima Faye, représentant du directeur de l’analyse, de la prévision et des statistiques agricoles, concernant les statistiques agricoles, il s’agit des données collectées, traitées, analysées et mises à la disposition du public qui s’intéresse notamment aux secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement et de la pêche. Sur le plan agricole, « nous devons être beaucoup plus convaincants et rigoureux » pour avoir un plan stratégique de la statistique agricole, a-t-indiqué. Ce qui permettra de mieux mobiliser des financements, mutualiser les ressources et répondre aux besoins liés à la disponibilité des données.

Abdou DIAW WEDNESDAY, 25 FEBRUARY 2015

Source : http://goo.gl/XLWeVu