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Un cadre collaboratif pour une veille dirigée vers l’action.

2 juin 2014

Dans le cadre du projet DAR-Inforoutes, IED Afrique en collaboration avec Inter-réseaux, IPAR et Hub Rural, a organisé hier dans ses locaux une deuxième rencontre thématique sous le thème : quel dispositif de veille sur internet pour la gestion de l’information et la communication sur le développement agricole et rural ?

Une quinzaine de participants représentant des structures de recherche, des ONGs et des organisations de producteurs (ISRA, ENDA, COPAGEN, ANCAR…) ont pris part à l’atelier.

En introduisant l’atelier, le modérateur a rappelé les dispositifs de veille mis en place, notamment celui mis en place par Inter-réseaux.

Suivra alors une définition de la veille des différents participants. A ce titre la veille a été définie de façon consensuelle comme étant : un rappel, une alerte, une analyse, de l’information et un partage dirigé vers l’action.

A la question de savoir quels dispositifs de veille adopter, les avis sont unanimes.

Les outils de veille sont de plus en plus performants, mais la question qu’on doit se poser est de savoir, quel impact la veille a sur les décisions politiques. En effet il est clair que les acteurs n’ont pas la même conception et parfois la même attente de la veille. Par exemple les chercheurs quand ils parlent de veille c’est pour avoir l’état des lieux, avoir les évènements scientifiques, voir la source du financement, voir les thématiques

Les chercheurs sont soumis à la publication de recherche et ces recherches pourront participer à la veille.

La veille en audio et en vidéo à l’instar des grandes entreprises. Il faut faire preuve de discernement dans le choix de l’info. Autrement dit la qualité de l’information est de mise. La source car une bonne information pour le monde rural doit tenir compte de la pertinence mais surtout de l’opérationnalité. Mettre un dispositif de multimédia, par exemple pour le monde rural créer des radios communautaires allant dans le sens de vulgariser et de faire connaitre les choix, les informations aux paysans pour les guider, les orienter, les imprégner pour une gestion rationnelle de leurs filière. Gérer des listes de diffusion. Au niveau des projets et programmes faire la capitalisation des acquis. Il faut considérer la capitalisation comme un outil de veille. Souvent la veille n’est pas valorisée. Il faut qu’elle soit reconnue, valorisée par tous pour qu’elle devienne collaborative.

L’objectif de la veille est de sécuriser les informations, les valoriser, les mutualiser, partager des opportunités dans le cadre d’un Networking.

Pour terminer les participants ont réfléchi sur les outils collaboratifs et ont fait des propositions sur les thématiques susceptibles d’être soumises à une veille stratégique.

Il a été aussi question de mettre un cadre collaboratif pour mutualiser les différents acquis et expériences des institutions en matière de veille.

Un outil collaboratif est un outil avec un minimum de contraintes et plein d’intérêts. Partant de ce postulat les participants sont d’avis que Inter-réseau l’outil existant dont sont membres plusieurs organisations pourrait aider à mettre en place un dispositif collaboratif.

Cependant il faut le consolider, le rendre performant sans oublier les protocoles de partenariat, la mailing liste. A ce sujet 5 grands thèmes ont été proposés :

  1. La gestion de la question foncière au Sénégal
  2. Résilience et changement climatique
  3. Genre et la gestion des ressources naturelles
  4. Agriculture familiale (avec comme sous thème l’emploi des jeunes en milieu rural)
  5. Capitalisation sur les exploitations familiales

Au terme de la rencontre et comme perspective, il a été retenu de renforcer le rôle et la place de Inter-réseaux qui est déjà un outil considérable pour matérialiser la veille.

D’autres sessions sont prévues pour consolider les acquis et mettre en place un cadre pour matérialiser une éventuelle collaboration des institutions.

Systématiser les rencontres pour mieux échanger des informations sur des thématiques.