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Villages en exil

Etude sur l’évolution des modes de production et de consommation dans deux villages de la zone sahélienne, Région de Louga

Année : 2008
Localisation : Région de Louga
Partenaires : FAPAL (Fédération des Associations Paysannes de Louga), SOS Faim Belgique
Financements : SOS Faim Belgique, DGCD (Coopération Belge)
Equipe mobilisée : Jacques Faye (sociologue rural), Cheikh Oumar Ba (sociologue rural), Madické Niang (statisticien), Sileymane Ba (ingénieur en Planification)

Contexte

La fédération des Associations Paysannes de Louga (FAPAL) est partenaire de SOS Faim Belgique depuis de nombreuses années. Suite à la flambée des prix et à la crise alimentaire, ils ont souhaité étudier l’évolution des modes de production et de consommation dans cette zone, qui est l’une des plus arides du Sénégal. L’étude, réalisée par l’IPAR, s’est appuyée sur deux villages emblématiques de la zone, situés au cœur du vieux bassin arachidier : les villages de Ndame Keur Guiri et de Keur Sambou, l’un wolof et l’autre peul.

Objectifs

Cette étude a pour objectif d’analyser, sur les trente dernières années, les dynamiques en cours dans ces deux villages ainsi que les stratégies déployées par les familles paysannes pour faire face aux crises traversées.

Activités menées

  1. Elaboration de la méthodologie d’étude et formation des animateurs paysans de la FAPAL
  2. Réalisation d’entretiens avec le groupe des chefs de ménage, le groupe de femmes et le groupe de jeunes de chacun des villages
  3. Enquêtes ménages auprès d’un échantillon représentatif dans chaque village
  4. Restitution des résultats et capitalisation

Principales conclusions

L’étude montre la forte dégradation de la situation de sécurité alimentaire des populations des deux villages. L’appauvrissement des terres, la faiblesse des moyens de production ont en effet considérablement amoindri les capacités de production locale, rendant ainsi les familles très dépendantes des apports extérieurs.
Les revenus cumulés de l’agriculture et de l’élevage ne représentent dans ces deux villages qu’entre 18 et 29% des revenus totaux en 2007. Ce contexte laisse les villages dans une situation sociale difficile, où dans le discours des jeunes, l’agriculture n’a plus d’avenir, rendant ainsi encore plus central le rôle des organisations paysannes pour renverser la tendance.