Think thank sur les politiques publiques dans le secteur agricole et rural en Afrique de l’Ouest

Accueil / Actualités / L’IPAR dans la presse / sudonline.sn / LOASP : l’élaboration de certains décrets d’application, un (...)

sudonline.sn / LOASP : l’élaboration de certains décrets d’application, un frein a sa mise en œuvre effective


L’initiative prospective agricole et rurale (Ipar) et la commission de développement et de l’aménagement du territoire de l’assemblée nationale ont co-organisé hier, mardi 30 août un atelier d’échanges sur l’état de la mise en œuvre de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale. Au cours de cette rencontre, les acteurs ont relevé que le retard noté dans l’élaboration de certains décrets d’application constitue un frein à la mise en œuvre totale de cette loi promulguée depuis 2004.

2 septembre 2016

La mise en œuvre à la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale votée à l’assemblée nationale et promulguée en 2004 n’a toujours pas effective. En effet, il reste encore l’élaboration d’un certain nombre de décrets d’application. C’est dans ce cadre qu’un atelier d’échanges sur la mise en œuvre de cette loi a été organisé hier, mardi 30 août par l’initiative prospective agricole et Rurale (Ipar) et la commission de développement et de l’aménagement du territoire de l’assemblée nationale.

« Depuis 12 ans, elle est dans un processus de mise en œuvre. On se rend compte que les différentes gouvernements ont pu mettre en œuvre certain nombre d’activités qui étaient prévues surtout, on a noté une accélération depuis ces 4 dernières années notamment la mise en place de la réforme foncière. En revanche, il y a beaucoup de décrets d’application qui n’ont pas été pris. C’est pourquoi nous avons décidé de collaborer avec les députés de l’assemblée nationale qui sont destinataires de ces lois, pour qu’on puisse faire le suivi et voir ce qui a bien marché ou pas », a relevé Cheikh Oumar Ba, directeur exécutif de l’Ipar.

Selon lui, il y a beaucoup de lourdeurs qui freinent l’élaboration de ces décrets d’applications. « Par exemple la loi prévoyait une concertation de tous les acteurs avec le président de la République chaque année. On se rend compte que de façon formelle, il n’y a pas cette plateforme qui devait exister pour des raisons financières et autres », indique-t-il.

Ainsi, M. Ba invite tous les acteurs du secteur de l’agriculture à jouer leur partition afin de créer un dialogue politique et social afin d’aller vers l’atteinte de ces objectifs qui sont importants pour le Sénégal.

A bondant dans le même sens, Cheikh Seck, président de la commission de développement et de l’aménagement du territoire à l’assemblée nationale a fait savoir de la mise en place d’un comité de suivi et d’évaluation qui permet d’interpeller le gouvernement pour l’application de ces décrets.

« L’assemblée nationale va porter cette revendication pour que ces décrets d’application soient pris. La commission des délégations de l’assemblée doit suivre l’applicabilité des lois qui sont votées à l’assemblée nationale. En tant que président de la commission, je vais l’interpeller pour la prise de ces décrets d’application et que la loi soit totalement mise en œuvre », promet-il.

www.sudonline.sn / Ndeye Aminata CISSE