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sudonline.sn/ Mise en œuvre de la Loi Agro-Sylvo-Pastorale : une feuille de route arrêtée par les différents acteurs

A l’issue de deux jours de travaux et d’échanges, les 30 et 31 août à Dakar, sur l’état de la mise en œuvre de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale (LOASP), les différents acteurs (membres du Gouvernement, élus locaux, société civile) sont convenus d’une feuille de route devant permettre de prendre en charge le suivi, l’évaluation et l’amélioration de la LOASP votée depuis 2004.

2 septembre 2016

Les rideaux sont tombés depuis hier, mercredi 31 août à Dakar sur atelier d’échanges sur l’état de la mise en œuvre de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale (LOASP) organisée par la Commission du Développement et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée Nationale et l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR), en collaboration avec le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (REPES). Une feuille de route composée de quatre éléments est arrêtée par les différents acteurs présents aux travaux.

Parmi ces éléments, le renforcement des capacités des députés et des conseillers économiques, sociaux et environnementaux et des journalistes est envisagé pour vulgariser la LOASP auprès des populations. « Les participants ont exprimé le besoin de faire connaitre davantage la loi aux populations. Et sous ce rapport le rôle de la presse a été particulièrement souligné comme vecteur pour porter l’information au niveau le plus large possible », a signalé le député Samba Diouldé Thiam qui a également rappelé que « la réflexion a aussi permis de noter que la loi a besoin d’être réexaminée dans certaines de ses orientations, d’être rééquilibrée pour servir le développement de notre pays ».

Pour Cheikh Omar Ba, directeur exécutif de l’IPAR, « l’objectif pour plus d’une centaine de participants était de croiser leurs regards sur les défis et les enjeux d’opérationnalisation de cette LOASP qui existe depuis 2004 ». A son avis, « l’esprit de la loi peut être mieux réorganisée et articulée avec le PSE, qui structure les politiques publiques au Sénégal, dès lors que le PUDC, l’installation des jeunes font partie des 52 engagements qui existaient dans la loi ». Pour sa part, le député Cheikh Seck a signalé que « la LOASP est au cœur du développement du Sénégal. C’est une mission noble de travailler à la rendre plus efficiente et plus efficace ».

POUR UNE CONFERENCE NATIONALE AGRICOLE

Le deuxième élément dans la feuille de route est la concertation avec l’institutionnalisation d’une conférence nationale agricole biannuelle. « Une des idées majeures, c’est que tout le monde a plaidé pour qu’on aie une conférence nationale agricole présidée par le président de la République avant la fin du mois de mars pour donner une impulsion encore à tout ce qui doit accompagner la loi pour sa mise en œuvre, mais aussi peut-être son toilettage », a révélé le député Samba Diouldé Thiam. Ce deuxième élément est confirmé par Cheikh Omar Ba, directeur exécutif de l’IPAR, qui rappelle que la LOASP prévoit d’ailleurs « cette concertation tous les deux ans avec le chef de l’Etat et l’ensemble des acteurs du monde rural pour réfléchir sur les grandes étapes qui ont été acquises et ce qu’il faut améliorer dans la mise en œuvre des politiques publiques dans le domaine agricole au Sénégal ».

Cheikh Omar Ba a aussi souligné la nécessité d’évaluer l’esprit et le contenu de la LOASP et de l’adapter surtout aux nouveaux programmes comme le PSE et sa déclinaison agricole le PRACAS. Cheikh Omar Sy, secrétaire exécutif du réseau pour la bonne gouvernance des ressources minérales, rappelant qu’il était question d’évaluer la LOASP tous les cinq ans lors de son vote en 2004, a noté la nécessité de la réadapter à l’acte III de la décentralisation et au PSE, mais aussi d’harmoniser le financement agricole. L’atelier a regroupé des représentants de l’Assemblée Nationale, du Conseil économique, social et environnemental, des Ministères de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement, de la pêche, de l’économie et des finances, d’institutions de recherche, d’organisations de producteurs et de la société civile de l’UAEL, de la CNRF ainsi que les partenaires techniques et financiers du développement.

www.Sudonline.sn / Chérif FAYE