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Analyse des effets de la COVID-19 sur les exploitations agricoles familiales des zones de Kaolack, Kaffrine et Thiès, sur la disponibilité et l’accessibilité du mil et du maïs et sur les mesures d’ajustements dans ces zones et à Dakar

Publié le 27 janvier 2022

Au Sénégal, les mesures prises par les autorités gouvernementales pour endiguer la propagation de la pandémie de la COVID-19 ont réellement affecté les sources de revenus des ménages agricoles.
Cette étude a pour objectif d’analyser les effets de la COVID-19 sur les Exploitations Agricoles Familiales (EAF) des régions de Kaolack, Kaffrine, Thiès et Touba.
Aussi, il convient d’analyser l’accessibilité et la disponibilité du mil et du maïs dans ces régions et à Dakar. La méthodologie s’appuie sur l’exploitation de données d’enquête menée par Ipar, en 2020, sur les effets de la Covid-19 des EAF.

Les données concernent 338 ménages agricoles des régions du Centre Ouest du Bassin Arachidier (BA) (Thiés, Touba) et du Sud du BA (Kaolack, Kaffrine), sept semaines après l’entrée en vigueur des mesures prises par les autorités. Les résultats montrent que, dans l’ensemble, les ménages ruraux des régions de Kaolack, Kaffrine Thiès et Touba ont tous connu des perturbations sur leurs modes de consommation alimentaires (nombre de repas pris par jour, la quantité consommée par repas par jour et la qualité des repas).
La proportion de ménages ruraux qui connaît une baisse des revenus est plus élevée dans les régions situées au Centre Nord du BA (Thiès et Kaolack) qu’au Sud du BA (Kaolack et Kaffrine). Le mil et le maïs ont été moins accessibles pour les ménages agricoles situés à Thiès et à Touba que pour ceux situés à Kaolack et à Kaffrine. Dans l’ensemble, les ménages ruraux n’ont pas stocké de céréales locales (mil, maïs). Dans la région de Dakar, le prix de détail du mil connaît une hausse de (+10%) entre 2019 et 2020, avec un impact négatif sur l’accessibilité à cette céréale.