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COP 27 : Intégration du genre dans l’action climatique. Dr Laure Tall appelle à une recherche plus sensible au genre et à la mise en place de produits spécifiques et adaptés pour les femmes

Publié le 15 novembre 2022

« Promouvoir l’égalité des genres à travers l’action climatique » : ce thème était au centre d’une session organisée le 14 Novembre à Charm El Cheikh par le CRDI dans le cadre des activités de la COP27 en Egypte.

Ce panel d’experts s’appuie sur les enseignements tirés d’un large éventail de projets mis en œuvre par des institutions partenaires du Sud pour répondre aux questions suivantes :

  • Comment les interventions d’atténuation et d’adaptation au changement climatique peuvent-elles être mieux conçues de manière à favoriser l’inclusion sociale et l’égalité des genres ?
  • Comment l’action climatique intégrant le genre peut-elle être mieux intégrée dans la prise de décision institutionnelle ?
  • Quelles sont les interventions les plus efficaces (en termes d’adaptation, d’atténuation et de développement durable) pour réduire les risques climatiques et améliorer/progresser l’égalité de genre ? Dans votre contexte local et régional ?

Intervenant comme paneliste, lors de cette session, Dr Laure Tall, Directrice de recherche à IPAR, a estimé que pour une meilleure intégration du genre dans l’action climatique, il est crucial d’avoir des données désagrégées par genre et des indicateurs spécifiques à la question du changement climatique.
Reconnaissant le rôle fondamental que les chercheurs doivent jouer dans le développement de ces indicateurs, elle plaide pour que les bailleurs et les politiques fassent ce qui est nécessaire pour leur faciliter la recherche de données.

Dr Tall exhorte à plus d’ambition dans le ciblage, quand il s’agit d’inclusion des femmes dans l’action climatique (les femmes représentent plus de la moitié de la population mondiale). Elle appelle à créer des produits qui soient spécifiques et adaptés pour les femmes (technologies, finances, etc.).
Pour finir, elle s’insurge contre le « gender whasing », c’est-à-dire la stratégie de certains acteurs et organisations consistant à se présenter comme soucieux des droits des femmes et de leur émancipation alors que leurs véritables motivations sont tout autre.

Cette session a également été l’occasion de partager l’expérience du projet de « Transition énergétique et d’autonomisation économique des femmes dans la chaine de valeur horticole en Guinée et au Sénégal » mis en œuvre par IPAR think-tank et CECI.
L’objectif général de ce projet est d’améliorer l’autonomisation économique des femmes en générant des connaissances sur l’adoptabilité et le potentiel d’autonomisation de différentes solutions écoénergétiques à faible émission dont les pompes à énergie solaire pour la gestion de l’eau dans la chaine de valeur horticole, afin d’éclairer les décisions et politiques dans le cadre de la transition énergétique et des solutions à promouvoir à grande échelle au Sénégal et en Guinée.

Dr Tall a également partagé les résultats du projet de recherche action « promotion d’une gouvernance foncière inclusive par l’amélioration des droits fonciers des femmes au Sénégal ».
Mis en œuvre dans le Delta du Fleuve Sénégal, les Niayes et le Sud du bassin arachidier, ce projet est exécuté par l’IPAR, en partenariat avec le Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR). Il a bénéficié de l’appui du Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI) du Canada”..