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Les laboratoires volants du Sénégal et l’IPAR capacitent plus de 25 institutions gouvernementales sur l’utilisation des drones à des fins sociales.

Suite au succès des sessions de co-création tenues en février 2019 à Dakar-Sénégal, Sénégal Flying Labs et WeRobotics se sont associés à IPAR, pour former les responsables des gouvernements locaux à l’utilisation des drones dans la cartographie et la collecte de données du 13 au 18 mai.

La formation a été basé sur le postulat que la durabilité de l’utilisation des drones pour le bien social, allant l’aide humanitaire au développement en passant par la protection de l’environnement, la planification urbaine et l’agriculture, commence par une solide compréhension de la technologie, de ses forces et faiblesses.

Sénégal Flying Labs a constaté avec satisfaction que l’utilité des drones était de plus en plus reconnue dans le pays, et que de plus en plus d’acteurs du développement de tous les secteurs manifestent un intérêt pour cette nouvelle technologie et reconnaissent ses nombreux avantages. Cependant, il reste encore beaucoup à faire en Afrique de l’Ouest pour promouvoir l’appropriation et le Sénégal ne dispose toujours pas de législation pour protéger et réglementer l’utilisation de drones. C’est pourquoi Sénégal Flying Labs et ses partenaires organisent des sessions de formation à l’intention des autorités gouvernementales afin de les informer pleinement, ainsi que de leurs institutions, sur la robotique et l’intelligence artificielle, et sur la manière dont ces technologies peuvent être utilisées pour relever les défis locaux et régionaux.

Pendant cinq jours, plus de 25 participants issus d’institutions gouvernementales se sont réunis dans la capitale pour prendre part à une formation intensive dirigée par Joseph Muhlhausen, de WeRobotics, avec l’appui locale du Directeur de Sénégal Flying Labs, Tiamiyou Radji. Les agences gouvernementales été représentées par le Ministère de l’Agriculture, l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (ANAT), l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie, le Centre de Suivi Ecologique (CSE), l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le Planification et veille environnementale (DPVE), le Répertoire de l’environnement et des institutions classées, le Bureau opérationnel de suivi du plan pour le Sénégal émergent (BOS) et le ministère de l’Environnement et du Développement durable. Eté également present Le bureau du maire de Dakar, de l’université Cheikh Anta Diop, et de l’Institut africain des sciences mathématiques (AIMS), ainsi que des représentants de Flying Labs du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Cameroun, qui ont apporté leurs expertises aux échanges.

Les sessions de formation avaient pour objectif, non seulement de former les participants sur comment collecter des images de drones, mais également de leur fournir des compétences nécessaires pour traduire ces connaissances en action concrète et impact réel. Les trois premiers jours de la formation ont été consacrés aux aspects opérationnels de drones, de la sécurité des drones aux techniques de cartographie professionnelles, en passant par la planification d’une mission à l’aide de modèles opérationnels et de listes de contrôle de Pix4D Capture et WeRobotics. Le cours a également porté sur la gestion des risques et une méthode de leur évaluation, et a abordé des sujets allant de la définition et de la manipulation de vecteurs aux jeux de données 3D, en passant par les données exploitables dans les prises de décisions politiques. Les participants ont mené un exercice de cartographie utilisant le DJI Phantom Sand, et ont été introduit pour le nouveau Parrot ANAFI, qui a été utilisé pour filmer l’exercice. Ils ont également participé à un exercice de groupe pour examiner des scénarios de cas réels en respectant le code de conduite. Au quatrième et cinquième jour, les formés ont analysé et interprété les images qu’ils ont recueillies à l’aide d’outils d’analyse de données.

Malheureusement, le dernier jour, les essais en vol ont dû être reportés à cause des vents violents. Cependant, cela s’est avéré être une opportunité d’apprentissage, pour une application réelle de la section théorique abordée plus tôt dans la semaine. Pour les participants, il a été souligné la nécessité de normes professionnelles et d’une formation accrue pour garantir que les drones volent en toute sécurité.

Les participants ont été bien formés pour appliquer les connaissances acquises à leur domaine d’expertise spécifique.

À la suite de la formation, les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement étudient actuellement la possibilité de compléter leurs systèmes actuels de collecte de données par la cartographie des drones. Ce fut un plaisir de voir nos partenaires utiliser les compétences acquises lors de la formation, afin d’améliorer leur condition de travail.