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Migration et politique d’intégration régionale en Afrique de l’ouest : cas de la République de Guinée

Publié le 9 janvier 2021

Cette publication a été produite avec le soutien financier d’OSIWA exécuté par l’Initiative Prospective Agricole et Rurale en partenariat avec la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal et le Forum Social Sénégalais. Son contenu relève de la seule responsabilité de ces structures et ne reflète pas nécessairement les opinions d’OSIWA.

La République de Guinée est située entre 7° 30 et 12°30 environ de latitude nord et entre 8° et 15° de longitude ouest, soit approximativement une position moyenne par rapport à l’Équateur et au Tropique du cancer. Cette position fait d’elle un des pays côtiers de la façade atlantique de l’Afrique de l’Ouest et lui permet-du côté continental- de faire frontière avec six pays de la région : Sierra Leone et Libéria (au sud), Côte d’Ivoire (sud) ouest), Mali (au nordest), Sénégal ((au nord) et la Guinée-Bissau (au nord-ouest). Cette position fait de la République de Guinée un pays-carrefour de la région ouest-africaine. Par sa position géographique, le pays peut jouer un rôle primordial dans le processus d’intégration régionale en reliant les pays qui n’ont pas directement accès à la mer comme le Mali.
Les migrations font partie intégrante de l’histoire de l’Afrique de l’Ouest1et remonteraient au moins à l’époque précoloniale. La proximité géographique ainsi que les liens socio-culturels et économiques, qu’entretiennent les pays et les populations de la région, ont favorisé les déplacements sur de longues distances. Et cette mobilité humaine est toujours d’actualité (Traoré, 2003). L’abolition de la traite des esclaves a conduit au développement d’une traite de produits primaires destinés à alimenter les marchés européens (Binet et al., 2010).

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